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L’apprentissage collaboratif n’est pas né avec le digital mais le digital l’a réinventé.

Les mérites de l’apprentissage collaboratif sont vantés par les experts en pédagogie depuis longtemps aussi bien dans l’environnement scolaire que dans celui de l’entreprise. Cette modalité pédagogique n’a en effet pas son pareil pour créer dynamique de groupe, susciter saine émulation voire compétition ou encore proposer des mises en situation créant les conditions réelles d’une véritable expérience. Alors, comment  imaginer pouvoir faire encore mieux ?

En permettant d’apprendre à distance, en dehors des traditionnelles salles de cours, les outils digitaux réinventent déjà  l’apprentissage individuel et collaboratif sans pour autant remettre en cause leur complémentarité. Cette complémentarité dont Philippe Carré souligne l’importance dans son livre sur « l’apprenance » en 2005 par un très bel aphorisme : « on apprend toujours seul mais jamais sans les autres« , une idée qui n’a donc pas pris une ride !

S’il est désormais acquis que les meilleurs dispositifs sont ceux qui offrent cette complémentarité d’apprentissage individuel/collaboratif, il est beaucoup moins évident de trouver les combinaisons qui font mouche surtout quand le digital multiplie les nouvelles alternatives possibles (plateforme de learning collaborative, communautés d’apprenants grâce au réseau social d’entreprise, utilisation de tablettes dans les salles de cours, apprentissage par les MOOCs…) Alors, pour continuer à proposer des dispositifs innovants, il faut impérativement jouer la carte de l’expérimentation. Tester et tester encore les formules mêlant démarche individuelle relayée par un accompagnement collectif jusqu’à trouver la recette qui convienne et ne pas hésiter à s’appuyer sur les avis d’apprenants « moteurs », véritablement motivés à devenir les « acteurs de leur formation ». Recruter ces apprenants « moteurs » parmi la population des jeunes managers est une bonne piste mais qu’il faut élargir très vite à toutes les bonnes volontés.
L’exemple d’une communauté d’apprenants qui se construit autour d’un MOOC est intéressant pour illustrer l’impérieuse nécessité ressentie par les membres du groupe de poursuivre les échanges après avoir vécu une aventure individuelle de formation.

Le cas de la plateforme de learning qui propose des ressources pédagogiques en distanciel en mettant à disposition des fonctionnalités collaboratives permettant à chaque apprenant qui le souhaite de liker un contenu, de l’inscrire dans ses favoris, de laisser des commentaires à la mode Amazon est aussi un bel exemple de combinaison réussie entre l’apprentissage individuel et collaboratif.
Dans ces 2 situations, on voit bien que le digital ne déshumanise pas mais, qu’au contraire , il crée du lien social qui facilite apprentissage et ancrage des connaissances.
Quand on observe  ces nouveaux comportements des apprenants liés pour partie à la technologie digitale, on peut légitimement se demander si le modèle d’apprentissage de Jennings (70% on the job learning, 20% social learning et 10% formal learning) ne va pas évoluer et laisser une place encore plus grande au social learning en réduisant le formal learning aux seules  formations dites obligatoires ou réglementaires ?

Trop tôt aujourd’hui pour l’affirmer, alors rendez-vous dans quelques mois  pour poursuivre la réflexion  !